L’échelle de Vancouver est un outil clinique développé en 1990 pour évaluer de façon standardisée l’aspect des cicatrices, en particulier les cicatrices post-brûlures, mais aussi les cicatrices hypertrophiques et chéloïdes d’autres origines (chirurgicales ou traumatiques).
Elle permet d’objectiver l’évolution de la cicatrice au cours du temps et d’apprécier l’effet des traitements.
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VALIDITÉ ET FIABILITÉ
L’échelle de Vancouver est l’une des échelles de cicatrice les plus utilisées en pratique clinique et en recherche, bien que ses propriétés psychométriques soient variables selon les études.
- La fiabilité inter-examinateur est jugée modérée, avec une reproductibilité moindre pour les cicatrices étendues ou de forme irrégulière.
- La cohérence interne est considérée comme acceptable.
- Les données de validité sont hétérogènes en raison des nombreuses versions modifiées utilisées dans la littérature.
- Les preuves de sensibilité au changement restent limitées, bien qu’elle soit largement utilisée pour le suivi longitudinal.
L’échelle de Vancouver n’intègre pas la perception du patient (douleur, prurit, gêne fonctionnelle ou esthétique), ce qui justifie son association à des questionnaires centrés sur le ressenti du patient.
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NOTATION ET INTERPRÉTATION
L’échelle de Vancouver repose sur l’évaluation de 4 paramètres cliniques :
- Vascularisation (rougeur de la cicatrice)
- Pigmentation
- Souplesse (pliabilité)
- Hauteur / épaisseur
Chaque paramètre est coté selon des niveaux définis, puis les scores sont additionnés.
- Score total : 0 Ă 13
- 0 = cicatrice normale
- 13 = cicatrice très pathologique
Plus le score est élevé, plus la cicatrice est rigide, épaisse, vascularisée et pigmentée, traduisant une cicatrice hypertrophique ou chéloïde.
INTÉRÊT CLINIQUE
L’échelle de Vancouver permet :
- une évaluation objective de l’aspect cicatriciel,
- un suivi de l’évolution au cours du temps,
- une aide à l’évaluation de l’efficacité des traitements (pressothérapie, silicone, massage, laser, chirurgie),
- une standardisation des mesures en pratique clinique et en recherche.
Elle est principalement utilisée pour :
- les cicatrices post-brûlures,
- les cicatrices hypertrophiques,
- les cicatrices chéloïdes.
Pour une approche plus globale, elle est souvent associée à des échelles intégrant les symptômes (douleur, prurit) et l’impact fonctionnel et psychosocial.
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