Le Cincinnati Knee Rating System (CKRS) est un score clinique développé en 1983 pour évaluer les résultats fonctionnels et cliniques après chirurgie du genou, en particulier après reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA).
Il fait partie des outils historiques les plus utilisés pour le suivi postopératoire du genou.
POPULATION CIBLE
- Patients après chirurgie du LCA
- Autres pathologies ou chirurgies du genou :
- lésions méniscales
- chirurgie du cartilage
- ostéotomies
- pathologies fémoro-patellaires
Initialement conçu pour les sportifs, il est applicable à des populations plus larges.
STRUCTURE
Le CKRS a été modifié au fil du temps. Il inclut aujourd’hui des éléments portant sur :
- Symptômes :
- douleur
- gonflement
- épisodes de dérobement (partiel ou complet)
- Examen clinique :
- amplitude articulaire
- épanchement
- crépitations
- laxité ligamentaire
- Fonction :
- activités de la vie quotidienne
- activités sportives
- tests fonctionnels (ex : saut unipodal)
- Perception du patient sur l’état de son genou
NOTATION
- Les symptômes sont notés sur une échelle graduée en 6 niveaux
- Les points sont attribués selon le niveau d’activité maximal réalisé sans symptôme
- Chaque item est coté de 0 à 10
- 0 = limitation sévère
- 10 = fonction normale sans symptôme
Un score global peut être calculé à partir des différentes composantes.
INTERPRÉTATION
- Score élevé = bonne fonction du genou, peu ou pas de symptômes
- Score bas = douleur, instabilité ou limitation fonctionnelle importante
Utilisé pour :
- comparer les résultats pré/post-opératoires
- suivre l’évolution dans le temps
- évaluer le retour au sport
VALIDITÉ ET FIABILITÉ
- Bonne fiabilité
- Bonne sensibilité au changement
- Outil reconnu comme pertinent pour l’évaluation postopératoire du genou, notamment après LCA
POINTS CLINIQUES CLÉS
- Score mixte : clinique + fonctionnel
- Très utilisé historiquement en chirurgie du LCA
- Intègre :
- symptômes
- examen physique
- performance fonctionnelle
- Moins utilisé aujourd’hui que des PROM modernes (IKDC, KOOS), mais reste une référence historique