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Échelle de Tampa de la kinésiophobie (TSK - Tampa Scale of Kinesiophobia)

// QUESTIONNAIRES

L’Échelle de Tampa de la kinésiophobie (TSK) est un questionnaire d’auto-évaluation destiné à mesurer la peur du mouvement et de l’activité physique liée à la douleur.

Mise en ligne le 02 Apr 2026
Mise Ă  jour le 02 Apr 2026
Kinésiophobie
Nathan

Nathan

L’Échelle de Tampa de la kinésiophobie (TSK) est un questionnaire d’auto-évaluation destiné à mesurer la peur du mouvement et de l’activité physique liée à la douleur, ainsi que les croyances de blessure ou de reblessure associées.
Elle permet d’identifier les patients chez qui la peur d’avoir mal ou de se blesser constitue un frein majeur à la récupération fonctionnelle.

Population concernée

Patients présentant des douleurs musculo-squelettiques :

  • lombalgies, cervicalgies, douleurs chroniques,
  • suites de traumatismes ou de chirurgie,
  • patients en rééducation avec comportements d’évitement du mouvement,
  • sportifs en reprise d’activitĂ© après blessure.

Structure du questionnaire

La version la plus utilisée comprend 17 items explorant :

  • la peur du mouvement,
  • la peur de la douleur,
  • les croyances catastrophiques liĂ©es Ă  l’activitĂ© physique,
  • l’évitement des mouvements perçus comme dangereux.

Des versions abrégées existent (ex. TSK-11) pour un usage clinique plus rapide.

Cotation et interprétation

Chaque item est coté sur une échelle de Likert (1 à 4) allant de « tout à fait en désaccord » à « tout à fait d’accord ».

Le score total de la TSK-17 varie de :

  • 17 Ă  68

Un score plus élevé correspond à un niveau plus élevé de kinésiophobie.

En pratique clinique, des scores élevés sont associés à :

  • plus d’évitement de l’activitĂ©,
  • un risque accru de chronicisation de la douleur,
  • une rĂ©cupĂ©ration fonctionnelle plus lente.

Intérêt clinique

La TSK permet :

  • d’identifier les freins psychologiques Ă  la reprise du mouvement,
  • d’orienter la prise en charge vers des stratĂ©gies d’exposition graduĂ©e au mouvement,
  • d’adapter le discours thĂ©rapeutique (rĂ©assurance, Ă©ducation thĂ©rapeutique),
  • de suivre l’évolution de la peur du mouvement au cours de la rééducation.

Elle est particulièrement utile dans les approches biopsychosociales de la douleur.

Propriétés psychométriques

Fiabilité

Bonne cohérence interne.
Bonne reproductibilité test-retest.

Validité

Bonne validité de construit pour l’évaluation de la kinésiophobie.
Corrélations pertinentes avec la douleur perçue, le handicap fonctionnel et l’évitement de l’activité.

Sensibilité au changement

Capacité correcte à détecter les évolutions de la peur du mouvement au cours d’une prise en charge adaptée.

Limites

  • Outil subjectif dĂ©pendant du vĂ©cu du patient.
  • Ne constitue pas un diagnostic psychologique, mais un outil de dĂ©pistage.
  • InterprĂ©tation Ă  contextualiser selon la phase de la pathologie et le contexte psychosocial.
  • Ă€ utiliser en complĂ©ment d’outils de handicap fonctionnel (ODI, QBPDS, RMQ) et de l’examen clinique.

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