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Signe d’Hoffmann

// TESTS CLINIQUES

La sensibilité modérée indique que le signe d’Hoffmann peut être présent chez un nombre significatif de patients présentant une atteinte pyramidale.

Mise en ligne le 20 Mar 2026
Mise Ă  jour le 05 Jul 2026
Neurologie
Antoine

Antoine

Nom(s) alternatif(s) :

Réflexe d’Hoffmann
Réflexe digital
Réflexe de claquement
Signe de Jacobson
Signe de Trömner

 

Structures / Pathologies ciblées :

Atteinte du neurone moteur supérieur
Atteinte du faisceau corticospinal cervical
Myélopathie cervicale compressive

 

Procédure :

Le patient est en position assise ou debout, membre supérieur relâché.

L’examinateur soutient la main du patient de façon à obtenir :

  • un relâchement complet,
  • des doigts partiellement fléchis.

La main peut être légèrement bercée afin de diminuer toute contraction volontaire.

L’examinateur saisit ensuite le majeur du patient au niveau de l’articulation interphalangienne distale.

À l’aide de son pouce, il provoque une flexion brutale de l’ongle du majeur, par un mouvement de claquement dirigé vers le bas.

 

 

Interprétation :

Le test est considéré comme positif lorsqu’il provoque :

  • une flexion rapide de l’index,
  • associée à une adduction ou flexion du pouce.

Le test est considéré comme négatif en l’absence de réponse réflexe pathologique.

 

Valeur diagnostique :

Selon Grialwa et al. (2015), les performances diagnostiques du signe d’Hoffmann pour la détection d’une atteinte du neurone moteur supérieur sont :

Sensibilité : 59 %
Spécificité : 49 %

 

Que signifient ces chiffres ?

La sensibilité modérée indique que le signe d’Hoffmann peut être présent chez un nombre significatif de patients présentant une atteinte pyramidale.

La faible spécificité implique :

  • un risque important de faux positifs,
  • une possible présence du signe chez des sujets asymptomatiques ou anxieux.

Le signe d’Hoffmann ne peut donc pas être utilisé isolément pour poser un diagnostic neurologique.

 

Remarques cliniques :

Un signe d’Hoffmann positif traduit une hyperexcitabilité du système nerveux central, liée à une perte du contrôle inhibiteur descendant.

Il est classiquement observé dans :

  • les myélopathies cervicales compressives,
  • les lésions médullaires hautes,
  • les pathologies dégénératives de la moelle,
  • certaines atteintes cérébrales centrales.

Il peut également être présent :

  • de façon bilatérale chez des sujets anxieux,
  • chez des individus hyperréflexiques sans pathologie identifiable.

Sa valeur clinique augmente lorsqu’il est associé à :

  • un Babinski positif,
  • une hyperréflexie ostéotendineuse,
  • un clonus,
  • des troubles sensitifs ou moteurs associés.

 

Références scientifiques :

  • Grialwa A, et al. Clinical accuracy of the Hoffmann sign in detecting upper motor neuron pathology. Journal of Neurology. 2015.
  • Hoffmann P. Über eine Methode zur Untersuchung der Sehnenreflexe. Neurologisches Centralblatt. 1911.
  • DeJong RN. The Neurologic Examination. Lippincott Williams & Wilkins.