Nom(s) alternatif(s) :
Réflexe d’Hoffmann
Réflexe digital
Réflexe de claquement
Signe de Jacobson
Signe de Trömner
Structures / Pathologies ciblées :
Atteinte du neurone moteur supérieur
Atteinte du faisceau corticospinal cervical
Myélopathie cervicale compressive
Procédure :
Le patient est en position assise ou debout, membre supérieur relâché.
L’examinateur soutient la main du patient de façon à obtenir :
- un relâchement complet,
- des doigts partiellement fléchis.
La main peut être légèrement bercée afin de diminuer toute contraction volontaire.
L’examinateur saisit ensuite le majeur du patient au niveau de l’articulation interphalangienne distale.
À l’aide de son pouce, il provoque une flexion brutale de l’ongle du majeur, par un mouvement de claquement dirigé vers le bas.
Interprétation :
Le test est considéré comme positif lorsqu’il provoque :
- une flexion rapide de l’index,
- associée à une adduction ou flexion du pouce.
Le test est considéré comme négatif en l’absence de réponse réflexe pathologique.
Valeur diagnostique :
Selon Grialwa et al. (2015), les performances diagnostiques du signe d’Hoffmann pour la détection d’une atteinte du neurone moteur supérieur sont :
Sensibilité : 59 %
Spécificité : 49 %
Que signifient ces chiffres ?
La sensibilité modérée indique que le signe d’Hoffmann peut être présent chez un nombre significatif de patients présentant une atteinte pyramidale.
La faible spécificité implique :
- un risque important de faux positifs,
- une possible présence du signe chez des sujets asymptomatiques ou anxieux.
Le signe d’Hoffmann ne peut donc pas être utilisé isolément pour poser un diagnostic neurologique.
Remarques cliniques :
Un signe d’Hoffmann positif traduit une hyperexcitabilité du système nerveux central, liée à une perte du contrôle inhibiteur descendant.
Il est classiquement observé dans :
- les myélopathies cervicales compressives,
- les lésions médullaires hautes,
- les pathologies dégénératives de la moelle,
- certaines atteintes cérébrales centrales.
Il peut également être présent :
- de façon bilatérale chez des sujets anxieux,
- chez des individus hyperréflexiques sans pathologie identifiable.
Sa valeur clinique augmente lorsqu’il est associé à :
- un Babinski positif,
- une hyperréflexie ostéotendineuse,
- un clonus,
- des troubles sensitifs ou moteurs associés.
Références scientifiques :
- Grialwa A, et al. Clinical accuracy of the Hoffmann sign in detecting upper motor neuron pathology. Journal of Neurology. 2015.
- Hoffmann P. Über eine Methode zur Untersuchung der Sehnenreflexe. Neurologisches Centralblatt. 1911.
- DeJong RN. The Neurologic Examination. Lippincott Williams & Wilkins.