La douleur de hanche constitue une part importante du fardeau mondial des troubles musculosquelettiques. Son évaluation clinique est souvent complexe, car de nombreuses structures peuvent être à l’origine des symptômes, notamment les structures osseuses, ligamentaires, tendineuses, bursales et nerveuses. À cette complexité s’ajoute l’interdépendance étroite entre la mobilité du tronc et celle de la hanche, ainsi que la fréquence des phénomènes de douleurs référées, qu’elles proviennent de la colonne lombaire vers la hanche, ou inversement de la hanche vers le rachis lombaire et la face médiale du genou. Ces éléments imposent une approche d’évaluation globale, rigoureuse et systématique.
Dans ce contexte, les professionnels de la rééducation doivent maĂ®triser Ă la fois l’anatomie fonctionnelle de la hanche et les principes du bilan subjectif et objectif, afin d’orienter le raisonnement clinique, d’identifier l’origine probable des symptĂ´mes et de proposer une prise en charge adaptĂ©e et cohĂ©rente.Â

Bilan subjectif
Le recueil d’informations repose sur le repère mnémotechnique L-M-N-O-P-Q-R-S-T, qui aide à structurer l’entretien clinique et à orienter les hypothèses diagnostiques.
Certains éléments du récit du patient sont particulièrement évocateurs pour identifier l’origine d’une douleur de hanche:
- Aggravation des symptômes à l’effort
- Douleur lors des mouvements de rotation ou de changement de direction
- Inconfort en position assise prolongée, notamment en flexion de hanche
- Douleur à la mise en charge lors du passage assis-debout, parfois accompagnée d’un ressaut ou d’une sensation de blocage
- Difficultés à monter ou descendre les escaliers
- Gêne lors des transferts, par exemple en entrant ou sortant d’une voiture
- Dyspareunie (douleur pendant les rapports sexuels)
- Difficulté à mettre ou enlever des chaussures, chaussettes ou bas
L -Localisation des symptĂ´mes et retentissement fonctionnel
La zone douloureuse fournit des indications essentielles pour cibler les structures potentiellement concernées et affiner le raisonnement clinique. Certaines localisations de douleur sont typiquement associées à des groupes de pathologies spécifiques.
L’identification précise de la localisation et de l’impact fonctionnel permet ainsi d’orienter les hypothèses dès la phase de bilan subjectif et de guider la suite de l’examen clinique.
Localisation de la douleur de hanche, étiologies associées et éléments cliniques
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Localisation de la douleur |
Pathologies locales possibles |
Douleurs référées / atteintes nerveuses |
Points clés pour l’examen clinique |
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Hanche antérieure / région inguinale |
• Élongation ou tendinopathie des adducteurs • Atteinte de l’ilio-psoas • Arthrose de hanche • Conflit fémoro-acétabulaire • Lésion du labrum acétabulaire • Micro-instabilité de hanche • Ostéonécrose de la tête fémorale • Fracture du col fémoral (traumatisme / chute) • Hernie (diagnostic différentiel) |
• Atteinte lombaire • Dysfonction sacro-iliaque • Atteinte du nerf fémoral • Atteinte du nerf ilio-inguinal • Atteinte du nerf génito-fémoral |
• Le signe du “C” évoque une atteinte intra-articulaire (douleur profonde inguinale) • Début souvent progressif, parfois évolution bilatérale • Toujours dépister la colonne lombaire • Tester l’articulation sacro-iliaque (tests groupés) • Orientation selon l’âge : arthrose chez le sujet âgé, conflit/labrum chez le sujet jeune actif |
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Région pubienne / symphyse |
• Dysfonction de la symphyse pubienne • Atteinte de l’insertion du droit de l’abdomen • Pathologie de l’origine des adducteurs • Œdème osseux pubien • Ostéite pubienne |
• Atteinte intra-articulaire de hanche • Atteinte du nerf obturateur |
• Douleur à la palpation pubienne très sensible pour exclure une origine pubienne • Test de compression des adducteurs à 0° =suspicion atteinte aponévrotique • Test d’adduction croisée = mise en contrainte de la symphyse • Fréquent dans les sports avec frappes et rotations • Pathologies souvent associées |
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Hanche latérale / région trochantérienne |
• Syndrome douloureux latéral de hanche (anciennement bursite trochantérienne) • Tendinopathie du moyen et du petit fessier • Tendinopathie des rotateurs externes |
• Atteinte lombaire (L4–L5, L5–S1) • Dysfonction sacro-iliaque |
• Souvent associé à une faiblesse des abducteurs • Possibles phénomènes de ressaut latéral • Éliminer une origine radiculaire lombaire • Examiner la fonction de la ceinture pelvienne |
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Cuisse antérieure |
• Lésion du quadriceps • Tendinopathie ou atteinte du droit fémoral • Atteinte intra-articulaire de hanche • Ostéonécrose fémorale |
• Origine lombaire L2–L4 • Atteinte du nerf fémoral |
• Test de mise en tension du nerf fémoral (décubitus ventral + flexion du genou) • Évaluer les fléchisseurs de hanche (test de Thomas modifié) • Douleur inguinale progressive sous charge axiale =suspicion d’ostéonécrose • Rechercher les facteurs de risque (corticoïdes, alcool) |
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Face médiale / région des adducteurs |
• Élongation ou tendinopathie des adducteurs • Atteinte de l’origine tendineuse • Arthrose de hanche • Atteinte de la symphyse pubienne |
• Atteinte du nerf obturateur • Origine lombaire |
• Cause la plus fréquente de douleur inguinale chez les sportifs • Excellente reproductibilité de la palpation des adducteurs • Absence de douleur à la palpation = forte probabilité d’exclusion • Tester l’adduction en résistance à différents angles • L’imagerie peut compléter le bilan |
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Hanche postérieure / fessier profond |
• Syndrome du piriforme • Syndrome du fessier profond • Tendinopathie proximale des ischio-jambiers • Conflit ischio-fémoral |
• Atteinte lombaire (surtout L5–S1) • Dysfonction sacro-iliaque • Lésion labralepostérieure |
• Limitation de la rotation externe en position neutre =possible conflit postérieur • Toujours examiner le rachis lombaire et la ceinture pelvienne • Penser à une irritation du nerf sciatique |
M -Médical et mécanisme
Recueillir :
- les traitements en cours (y compris compléments alimentaires),
- les comorbidités pertinentes,
- le contexte d’apparition des symptômes (traumatisme, sursollicitation, installation progressive).
Si la douleur a débuté à la suite d’un traumatisme, vérifier si des signes neurologiques étaient déjà présents au moment de l’événement (engourdissement, brûlures, picotements, décharges).
Signaux d’alerte :
- douleur aiguë intense d’apparition brutale sans événement déclenchant,
- symptômes neurologiques associés au traumatisme.
N - Neurologique
Les symptômes peuvent inclure : engourdissements, paresthésies, sensations de brûlure ou douleur en décharge électrique.
Lorsqu’ils sont présents, il convient de déterminer :
- s’ils sont continus ou intermittents,
- s’ils suivent un territoire dermatomérique (orientation lombaire),
- ou un territoire nerveux périphérique (fémoral, sciatique),
- ainsi que leur lien avec certaines positions ou mouvements.
Red flag : hypoesthésie en « chaussette » touchant plusieurs dermatomes(penser également à l’atteinte plurinerveuse périphérique).
O - Occupation et contraintes spécifiques
Explorer :
- exigences professionnelles ou sportives,
- tâches répétitives,
- risques d’hyper-utilisation,
- positions prolongées et charges fonctionnelles spécifiques.
P -Provocation : Facteurs aggravants et soulageants
Identifier :
- les activités ou postures qui exacerbent la douleur,
- le temps nécessaire pour que les symptômes diminuent après provocation = indicateur clé de l’irritabilité tissulaire.
Red flags :
- douleur constante et non fluctuante,
- symptômes ne s’apaisant dans aucune condition,
- aucune stratégie ne soulage la douleur.
Q -Qualité et nature des symptômes
Préciser la nature des sensations : douleur sourde, aiguë, coup de couteau, brûlure, choc électrique, faiblesse ou maladresse du membre.
Note clinique :
Les claquements ou ressauts mécaniques sont fréquents dans les lésions du labrum, souvent associés à des sensations de blocage ou d’accrochage.
Cependant, ces signes peuvent également être présents dans d’autres atteintes intra-articulaires (corps étrangers, arthrose, ostéonécrose), ce qui en limite la spécificité diagnostique.
L’absence de clics/ressauts pourrait être plus utile pour écarter une atteinte labrale, mais ces éléments doivent toujours être interprétés en association avec :
- douleur inguinale antérieure,
- test FADIR positif,
- diminution de la rotation de hanche,
- et, si nécessaire, l’imagerie.
R-Rayonnement/Irradiation
Questions Ă poser :
- OĂą la douleur irradie-t-elle ?
- Est-elle influencée par la posture ou l’activité ?
- Quelle est la durée des irradiations ?
Red flag : irradiation touchant plusieurs dermatomes
(vérifier au préalable les territoires sensitifs périphériques).
S - Sévérité
Utiliser l’EVA ou le NPRS, mais également évaluer :
- l’impact sur la fonction,
- la nécessité de réduire ou d’arrêter certaines activités.
Red flag : douleur sévère d’apparition brutale sans facteur déclenchant.
T - Timing et évolution
Explorer la variation des symptĂ´mes :
- au lever, durant la journée, au travail, lors des AVQ, le soir.
Cela permet d’obtenir une cartographie temporelle complète.
Red flags :
- douleur nocturne ou aggravée la nuit,
- douleur constante et non influencée par l’activité.
Autres signes d’alerte : orientation médicale urgente
À adresser immédiatement au médecin / urgences en cas de :
- traumatisme avec suspicion de fracture
- fièvre associée à douleur articulaire
- perte de poids inexpliquée
- douleur nocturne persistante non soulagée par le repos
- corticothérapie prolongée (risque d’ostéonécrose)
- antécédent de cancer
- brûlures mictionnelles
- aggravation progressive d’un déficit neurologique
Questionnaires d’auto-évaluation pour la hanche
- LEFS — évaluation globale du membre inférieur
- HOOS — spécifique arthrose de hanche
- HOS — échelle fonctionnelle spécifique hanche
- iHOT — outil d’évaluation orienté hanche active/sportive
Amplitude articulaire de la hanche (ROM) : valeurs de référence
L’évaluation de l’amplitude articulaire doit inclure :
- les mouvements actifs et passifs,
- ainsi que la mise en tension en fin d’amplitude (over-pressure).
Ces mesures aident à identifier les limitations mécaniques, la nature des restrictions (capsulaire, musculaire, douleur), et à suivre l’évolution clinique.
Amplitudes articulaires de la hanche et sensations de fin de course
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Mouvement |
Valeurs AAOM* |
Plages issues de la littérature |
Fin de course typique |
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Flexion |
120° |
110–125° |
Approximation des tissus mous |
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Extension |
20° |
10–30° |
Capsulaire / ferme |
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Abduction |
40° |
30–50° |
Capsulaire / ferme |
|
Adduction |
20° |
20–30° |
Approximation des tissus mous |
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Rotation interne (hanche à 90° de flexion) |
45° |
30–45° |
Capsulaire / ferme |
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Rotation externe (hanche à 90° de flexion) |
45° |
40–60° |
Capsulaire / ferme |
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Rotation interne (position neutre / décubitus ventral) |
45° |
30–40° |
Capsulaire / ferme |
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Rotation externe (position neutre / décubitus ventral) |
45° |
40–50° |
Ferme |
*AAOM = American Academy / Association of Orthopedic Medicine
Note clinique
Les amplitudes réelles varient selon :
- l’âge,
- le sexe,
- l’activité physique,
- les antécédents musculosquelettiques,
- la méthode de mesure.
Toujours comparer :
- côté symptomatique vs côté sain,
- données cliniques vs fonction réelle.
Observation clinique
L’observation doit porter sur tout le membre inférieur (hanche, genou, cheville-pied) ainsi que sur la colonne lombaire.
Elle se réalise des deux côtés afin de comparer symétrie, alignement et stratégie motrice.
L’évaluation doit inclure :
- la posture statique,
- le comportement articulaire en charge,
- et les compensations fonctionnelles visibles.
Exemples d’observations cliniques pour la hanche
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Domaine observé |
Éléments cliniques à examiner |
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Évaluation posturale |
• Posture assise et debout |
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• Répartition du poids sur les deux membres inférieurs |
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• Évitement d’appui ou décharge d’un côté |
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• Symétrie d’appui sur les tubérosités ischiatiques |
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Analyse de la marche |
• Allure globale et régularité du pas |
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• Boiterie antalgique |
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• Signe de Trendelenburg / chute pelvienne |
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• Stratégies compensatoires (bascule du tronc, circumduction) |
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• « Hip hiking » pour le dégagement du membre (souvent lié à une hausse de tonus du carré des lombes) |
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Exemples d’outils standardisés : |
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– Timed Up and Go (TUG) |
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– Test de marche de 6 minutes |
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Dépistage fonctionnel |
Ces tâches donnent une première indication sur la mobilité, l’équilibre et la tolérance en charge avant les tests spécifiques. |
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• Flexion du tronc (incluant la contribution de la hanche) |
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• Extension du tronc / hanche en charge |
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• Équilibre en appui unipodal |
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• Analyse du squat (si cliniquement tolérable) |
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• Variante assis-debout lorsque le squat complet n’est pas approprié |
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Tests généraux : Pathologie intra-articulaire
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Test |
Objectif |
Procédure |
Résultat positif |
Points cliniques |
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Log Roll Test |
Dépistage global d’une atteinte intra-articulaire |
Patient en décubitus. La jambe est roulée passivement en rotation interne/externe |
Douleur ou limitation lors du roulement |
Test de screening. Peu spécifique. |
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Quadrant / ScourTest |
Recherche de conflit intra-articulaire, labrum, arthrose |
Flexion + adduction + compression, puis balayage de l’arc de mouvement |
Reproduction de la douleur à l’aine |
Sensibilité modérée. À utiliser en combinaison avec d’autres tests. |
Tests conflit fémoro-acétabulaire & labrum
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Test |
Objectif |
Procédure |
Résultat positif |
Interprétation |
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FADIR (Flex-Add-IR) |
Dépistage FAI / lésion labrale |
Flexion 90°, adduction + rotation interne avec surpression |
Douleur antérieure / inguinale |
Très sensible mais faible spécificité — utile pour exclure. |
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FABER / Patrick |
Différencier hanche vs sacro-iliaque |
Position en « 4 », descente progressive du genou |
Douleur à l’aine = hanche |
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Douleur fessière = SI(sacro-iliaque) |
Bon test de screening, interprétation contextuelle. |
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Fitzgerald (labrum dynamique) |
Mise en contrainte du labrum |
Mouvement combiné flexion-rotation-abduction = extension-rotation inverse |
Douleur ± ressaut |
Données de validité limitées. |
Fonction abducteurs — Intégrité fessiers moyen/petit
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Test |
Objectif |
Procédure |
Résultat positif |
Notes |
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Trendelenburg |
Évaluer la stabilité latérale & force abducteurs |
Appui unipodal 30 s |
Chute du bassin côté non-porteur |
Fiable surtout en population symptomatique. |
Longueur des fléchisseurs de hanche
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Test |
Objectif |
Procédure |
Résultat positif |
Points clés |
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Modified Thomas Test |
Différencier raideur ilio-psoas / RF / TFL / sartorius |
Un genou maintenu en flexion, observation de la jambe pendante |
Incapacité à atteindre l’extension neutre ou compensation |
Validité dépend du contrôle pelvien. |
Version fémorale
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Test |
Objectif |
Procédure |
Résultat positif |
Interprétation |
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Test de Craig |
Estimation clinique de l’antéversion |
Palpation du grand trochanter + mesure en rotation |
>15° = antéversion |
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<8° = rétroversion |
Outil de dépistage, pas de mesure précise. |
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Tendinopathie glutéale
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Test |
Objectif |
Procédure |
Résultat positif |
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Palpation grand trochanter |
Mise en évidence d’une douleur locale |
Décubitus latéral, pression modérée |
Douleur latérale reproduite |
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FADER (Flex-Add-ER) |
Test de provocation tendineuse |
Flexion 90°, adduction + rotation externe (± résistance) |
Douleur au niveau du moyen fessier / trochanter |
Instabilité antérieure de hanche
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Test |
Objectif |
Procédure |
Résultat positif |
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Abduction-Hyperextension-ER |
Détection d’instabilité antérieure |
Décubitus latéral, abduction + extension + RE + poussée antérieure |
Douleur / appréhension |
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Hyperextension-ER en décubitus |
Mise en contrainte antérieure |
Membres pendants, extension + REprogressive |
Douleur antérieure / appréhension |
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Test d’instabilité en procubitus |
Stress antérieur en rotation externe |
Force antérieure sur GT en procubitus |
Douleur antérieure |

Conclusion : Approche raisonnée de l’évaluation de la hanche
L’évaluation de la hanche repose sur une démarche structurée combinant anamnèse ciblée, observation fonctionnelle, mesure des amplitudes articulaires et sélection pertinente des tests spécifiques. Aucune manœuvre isolée ne permet, à elle seule, d’établir un diagnostic fiable : la valeur clinique provient plutôt de l’interprétation croisée des symptômes, du comportement douloureux, de la biomécanique observée et des résultats de plusieurs tests utilisés en cluster.
Les tests très sensibles comme le FADIR ou le FABER constituent d’excellents outils de dépistage pour suspecter une atteinte intra-articulaire, tandis que d’autres tests telles que le Trendelenburg, le Test de Thomas modifié ou les tests d’instabilité apportent des informations complémentaires sur la fonction musculaire, la raideur tissulaire ou la stabilité articulaire. Leur utilisation doit toujours tenir compte du contexte clinique, du niveau d’irritabilité des tissus, et des facteurs de comorbidité ou de red flags identifiés lors de l’examen subjectif.
Au-delà de l’objectif diagnostique, l’examen doit orienter la prise en charge vers ce qui est le plus pertinent pour le patient : restauration de la mobilité, optimisation du contrôle moteur, renforcement ciblé, réduction de la charge mécanique ou éducation thérapeutique. Une documentation précise des observations, mesures et réponses aux tests permet enfin d’assurer la traçabilité clinique et d’évaluer l’évolution au fil du traitement.
En somme, une évaluation de hanche efficace est globale, fonctionnelle et guidée par le raisonnement clinique, afin de soutenir des décisions thérapeutiques cohérentes et individualisées.
Tout le contenu de cet article est présenté à titre informatif. Il ne remplace en aucun cas l’avis ou la visite d’un professionnel de santé.
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