Logo NeuroXtrain

Bilan kiné de la hanche : démarche structurée et raisonnement clinique

// RÉÉDUCATION

La douleur de hanche constitue une part importante du fardeau mondial des troubles musculosquelettiques.

Mise en ligne le 03 Nov 2026
Mise Ă  jour le 03 Nov 2026
Hanche
Antoine

Antoine

La douleur de hanche constitue une part importante du fardeau mondial des troubles musculosquelettiques. Son évaluation clinique est souvent complexe, car de nombreuses structures peuvent être à l’origine des symptômes, notamment les structures osseuses, ligamentaires, tendineuses, bursales et nerveuses. À cette complexité s’ajoute l’interdépendance étroite entre la mobilité du tronc et celle de la hanche, ainsi que la fréquence des phénomènes de douleurs référées, qu’elles proviennent de la colonne lombaire vers la hanche, ou inversement de la hanche vers le rachis lombaire et la face médiale du genou. Ces éléments imposent une approche d’évaluation globale, rigoureuse et systématique.

Dans ce contexte, les professionnels de la rééducation doivent maîtriser à la fois l’anatomie fonctionnelle de la hanche et les principes du bilan subjectif et objectif, afin d’orienter le raisonnement clinique, d’identifier l’origine probable des symptômes et de proposer une prise en charge adaptée et cohérente. 

Bilan subjectif

Le recueil d’informations repose sur le repère mnémotechnique L-M-N-O-P-Q-R-S-T, qui aide à structurer l’entretien clinique et à orienter les hypothèses diagnostiques.

Certains éléments du récit du patient sont particulièrement évocateurs pour identifier l’origine d’une douleur de hanche:

  • Aggravation des symptĂ´mes Ă  l’effort
  • Douleur lors des mouvements de rotation ou de changement de direction
  • Inconfort en position assise prolongĂ©e, notamment en flexion de hanche
  • Douleur Ă  la mise en charge lors du passage assis-debout, parfois accompagnĂ©e d’un ressaut ou d’une sensation de blocage
  • DifficultĂ©s Ă  monter ou descendre les escaliers
  • GĂŞne lors des transferts, par exemple en entrant ou sortant d’une voiture
  • Dyspareunie (douleur pendant les rapports sexuels)
  • DifficultĂ© Ă  mettre ou enlever des chaussures, chaussettes ou bas

L -Localisation des symptĂ´mes et retentissement fonctionnel

La zone douloureuse fournit des indications essentielles pour cibler les structures potentiellement concernées et affiner le raisonnement clinique. Certaines localisations de douleur sont typiquement associées à des groupes de pathologies spécifiques.

L’identification précise de la localisation et de l’impact fonctionnel permet ainsi d’orienter les hypothèses dès la phase de bilan subjectif et de guider la suite de l’examen clinique.

Localisation de la douleur de hanche, étiologies associées et éléments cliniques

Localisation de la douleur

Pathologies locales possibles

Douleurs référées / atteintes nerveuses

Points clés pour l’examen clinique

Hanche antérieure / région inguinale

• Élongation ou tendinopathie des adducteurs 

• Atteinte de l’ilio-psoas • Arthrose de hanche 

• Conflit fémoro-acétabulaire 

• Lésion du labrum acétabulaire 

• Micro-instabilité de hanche 

• Ostéonécrose de la tête fémorale 

• Fracture du col fémoral (traumatisme / chute) 

• Hernie (diagnostic différentiel)

• Atteinte lombaire 

• Dysfonction sacro-iliaque 

• Atteinte du nerf fémoral 

• Atteinte du nerf ilio-inguinal 

• Atteinte du nerf génito-fémoral

• Le signe du “C” évoque une atteinte intra-articulaire (douleur profonde inguinale) 

• Début souvent progressif, parfois évolution bilatérale 

• Toujours dépister la colonne lombaire 

• Tester l’articulation sacro-iliaque (tests groupés) 

• Orientation selon l’âge : arthrose chez le sujet âgé, conflit/labrum chez le sujet jeune actif

Région pubienne / symphyse

• Dysfonction de la symphyse pubienne 

• Atteinte de l’insertion du droit de l’abdomen 

• Pathologie de l’origine des adducteurs 

• Œdème osseux pubien 

• Ostéite pubienne

• Atteinte intra-articulaire de hanche 

• Atteinte du nerf obturateur

• Douleur à la palpation pubienne très sensible pour exclure une origine pubienne 

• Test de compression des adducteurs à 0° =suspicion atteinte aponévrotique 

• Test d’adduction croisée = mise en contrainte de la symphyse 

• Fréquent dans les sports avec frappes et rotations 

• Pathologies souvent associées

Hanche latérale / région trochantérienne

• Syndrome douloureux latéral de hanche (anciennement bursite trochantérienne) 

• Tendinopathie du moyen et du petit fessier 

• Tendinopathie des rotateurs externes

• Atteinte lombaire (L4–L5, L5–S1) • Dysfonction sacro-iliaque

• Souvent associé à une faiblesse des abducteurs 

• Possibles phénomènes de ressaut latéral 

• Éliminer une origine radiculaire lombaire 

• Examiner la fonction de la ceinture pelvienne

Cuisse antérieure

• Lésion du quadriceps 

• Tendinopathie ou atteinte du droit fémoral 

• Atteinte intra-articulaire de hanche • Ostéonécrose fémorale

• Origine lombaire L2–L4 

• Atteinte du nerf fémoral

• Test de mise en tension du nerf fémoral (décubitus ventral + flexion du genou) 

• Évaluer les fléchisseurs de hanche (test de Thomas modifié) 

• Douleur inguinale progressive sous charge axiale =suspicion d’ostéonécrose 

• Rechercher les facteurs de risque (corticoïdes, alcool)

Face médiale / région des adducteurs

• Élongation ou tendinopathie des adducteurs 

• Atteinte de l’origine tendineuse 

• Arthrose de hanche 

• Atteinte de la symphyse pubienne

• Atteinte du nerf obturateur 

• Origine lombaire

• Cause la plus fréquente de douleur inguinale chez les sportifs 

• Excellente reproductibilité de la palpation des adducteurs 

• Absence de douleur à la palpation = forte probabilité d’exclusion 

• Tester l’adduction en résistance à différents angles 

• L’imagerie peut compléter le bilan

Hanche postérieure / fessier profond

• Syndrome du piriforme 

• Syndrome du fessier profond 

• Tendinopathie proximale des ischio-jambiers

• Conflit ischio-fémoral

• Atteinte lombaire (surtout L5–S1) 

• Dysfonction sacro-iliaque 

• Lésion labralepostérieure

• Limitation de la rotation externe en position neutre =possible conflit postérieur 

• Toujours examiner le rachis lombaire et la ceinture pelvienne 

• Penser à une irritation du nerf sciatique

M -Médical et mécanisme

Recueillir :

  • les traitements en cours (y compris complĂ©ments alimentaires),
  • les comorbiditĂ©s pertinentes,
  • le contexte d’apparition des symptĂ´mes (traumatisme, sursollicitation, installation progressive).

Si la douleur a débuté à la suite d’un traumatisme, vérifier si des signes neurologiques étaient déjà présents au moment de l’événement (engourdissement, brûlures, picotements, décharges).

Signaux d’alerte :

  • douleur aiguĂ« intense d’apparition brutale sans Ă©vĂ©nement dĂ©clenchant,
  • symptĂ´mes neurologiques associĂ©s au traumatisme.

N - Neurologique

Les symptômes peuvent inclure : engourdissements, paresthésies, sensations de brûlure ou douleur en décharge électrique.

Lorsqu’ils sont présents, il convient de déterminer :

  • s’ils sont continus ou intermittents,
  • s’ils suivent un territoire dermatomĂ©rique (orientation lombaire),
  • ou un territoire nerveux pĂ©riphĂ©rique (fĂ©moral, sciatique),
  • ainsi que leur lien avec certaines positions ou mouvements.

Red flag : hypoesthésie en « chaussette » touchant plusieurs dermatomes(penser également à l’atteinte plurinerveuse périphérique).

O - Occupation et contraintes spécifiques

Explorer :

  • exigences professionnelles ou sportives,
  • tâches rĂ©pĂ©titives,
  • risques d’hyper-utilisation,
  • positions prolongĂ©es et charges fonctionnelles spĂ©cifiques.

P -Provocation : Facteurs aggravants et soulageants

Identifier :

  • les activitĂ©s ou postures qui exacerbent la douleur,
  • le temps nĂ©cessaire pour que les symptĂ´mes diminuent après provocation = indicateur clĂ© de l’irritabilitĂ© tissulaire.

Red flags :

  • douleur constante et non fluctuante,
  • symptĂ´mes ne s’apaisant dans aucune condition,
  • aucune stratĂ©gie ne soulage la douleur.

Q -Qualité et nature des symptômes

Préciser la nature des sensations : douleur sourde, aiguë, coup de couteau, brûlure, choc électrique, faiblesse ou maladresse du membre.

Note clinique :
Les claquements ou ressauts mécaniques sont fréquents dans les lésions du labrum, souvent associés à des sensations de blocage ou d’accrochage.
Cependant, ces signes peuvent également être présents dans d’autres atteintes intra-articulaires (corps étrangers, arthrose, ostéonécrose), ce qui en limite la spécificité diagnostique.

L’absence de clics/ressauts pourrait être plus utile pour écarter une atteinte labrale, mais ces éléments doivent toujours être interprétés en association avec :

  • douleur inguinale antĂ©rieure,
  • test FADIR positif,
  • diminution de la rotation de hanche,
  • et, si nĂ©cessaire, l’imagerie.

R-Rayonnement/Irradiation

Questions Ă  poser :

  • OĂą la douleur irradie-t-elle ?
  • Est-elle influencĂ©e par la posture ou l’activitĂ© ?
  • Quelle est la durĂ©e des irradiations ?

Red flag : irradiation touchant plusieurs dermatomes
(vérifier au préalable les territoires sensitifs périphériques).

S - Sévérité

Utiliser l’EVA ou le NPRS, mais également évaluer :

  • l’impact sur la fonction,
  • la nĂ©cessitĂ© de rĂ©duire ou d’arrĂŞter certaines activitĂ©s.

Red flag : douleur sévère d’apparition brutale sans facteur déclenchant.

T - Timing et évolution

Explorer la variation des symptĂ´mes :

  • au lever, durant la journĂ©e, au travail, lors des AVQ, le soir.
    Cela permet d’obtenir une cartographie temporelle complète.

Red flags :

  • douleur nocturne ou aggravĂ©e la nuit,
  • douleur constante et non influencĂ©e par l’activitĂ©.

Autres signes d’alerte : orientation médicale urgente

À adresser immédiatement au médecin / urgences en cas de :

  • traumatisme avec suspicion de fracture
  • fièvre associĂ©e Ă  douleur articulaire
  • perte de poids inexpliquĂ©e
  • douleur nocturne persistante non soulagĂ©e par le repos
  • corticothĂ©rapie prolongĂ©e (risque d’ostĂ©onĂ©crose)
  • antĂ©cĂ©dent de cancer
  • brĂ»lures mictionnelles
  • aggravation progressive d’un dĂ©ficit neurologique

Questionnaires d’auto-évaluation pour la hanche

  • LEFS — Ă©valuation globale du membre infĂ©rieur
  • HOOS — spĂ©cifique arthrose de hanche
  • HOS — Ă©chelle fonctionnelle spĂ©cifique hanche
  • iHOT — outil d’évaluation orientĂ© hanche active/sportive

Amplitude articulaire de la hanche (ROM) : valeurs de référence

L’évaluation de l’amplitude articulaire doit inclure :

  • les mouvements actifs et passifs,
  • ainsi que la mise en tension en fin d’amplitude (over-pressure).

Ces mesures aident à identifier les limitations mécaniques, la nature des restrictions (capsulaire, musculaire, douleur), et à suivre l’évolution clinique.

Amplitudes articulaires de la hanche et sensations de fin de course

Mouvement

Valeurs AAOM*

Plages issues de la littérature

Fin de course typique

Flexion

120°

110–125°

Approximation des tissus mous

Extension

20°

10–30°

Capsulaire / ferme

Abduction

40°

30–50°

Capsulaire / ferme

Adduction

20°

20–30°

Approximation des tissus mous

Rotation interne (hanche à 90° de flexion)

45°

30–45°

Capsulaire / ferme

Rotation externe (hanche à 90° de flexion)

45°

40–60°

Capsulaire / ferme

Rotation interne (position neutre / décubitus ventral)

45°

30–40°

Capsulaire / ferme

Rotation externe (position neutre / décubitus ventral)

45°

40–50°

Ferme

*AAOM = American Academy / Association of Orthopedic Medicine

Note clinique

Les amplitudes réelles varient selon :

  • l’âge,
  • le sexe,
  • l’activitĂ© physique,
  • les antĂ©cĂ©dents musculosquelettiques,
  • la mĂ©thode de mesure.

Toujours comparer :

  • cĂ´tĂ© symptomatique vs cĂ´tĂ© sain,
  • donnĂ©es cliniques vs fonction rĂ©elle.

Observation clinique

L’observation doit porter sur tout le membre inférieur (hanche, genou, cheville-pied) ainsi que sur la colonne lombaire.
Elle se réalise des deux côtés afin de comparer symétrie, alignement et stratégie motrice.

L’évaluation doit inclure :

  • la posture statique,
  • le comportement articulaire en charge,
  • et les compensations fonctionnelles visibles.

Exemples d’observations cliniques pour la hanche

Domaine observé

Éléments cliniques à examiner

Évaluation posturale

• Posture assise et debout

• Répartition du poids sur les deux membres inférieurs

 

• Évitement d’appui ou décharge d’un côté

 

• Symétrie d’appui sur les tubérosités ischiatiques

 

Analyse de la marche

• Allure globale et régularité du pas

• Boiterie antalgique

 

• Signe de Trendelenburg / chute pelvienne

 

• Stratégies compensatoires (bascule du tronc, circumduction)

 

• « Hip hiking » pour le dégagement du membre (souvent lié à une hausse de tonus du carré des lombes)

 

Exemples d’outils standardisés :

 

– Timed Up and Go (TUG)

 

– Test de marche de 6 minutes

 

Dépistage fonctionnel

Ces tâches donnent une première indication sur la mobilité, l’équilibre et la tolérance en charge avant les tests spécifiques.

• Flexion du tronc (incluant la contribution de la hanche)

 

• Extension du tronc / hanche en charge

 

• Équilibre en appui unipodal

 

• Analyse du squat (si cliniquement tolérable)

 

• Variante assis-debout lorsque le squat complet n’est pas approprié

 

Tests généraux : Pathologie intra-articulaire

Test

Objectif

Procédure

Résultat positif

Points cliniques

Log Roll Test

Dépistage global d’une atteinte intra-articulaire

Patient en décubitus. La jambe est roulée passivement en rotation interne/externe

Douleur ou limitation lors du roulement

Test de screening. Peu spécifique.

Quadrant / ScourTest

Recherche de conflit intra-articulaire, labrum, arthrose

Flexion + adduction + compression, puis balayage de l’arc de mouvement

Reproduction de la douleur à l’aine

Sensibilité modérée. À utiliser en combinaison avec d’autres tests.

Tests conflit fémoro-acétabulaire & labrum

Test

Objectif

Procédure

Résultat positif

Interprétation

FADIR (Flex-Add-IR)

Dépistage FAI / lésion labrale

Flexion 90°, adduction + rotation interne avec surpression

Douleur antérieure / inguinale

Très sensible mais faible spécificité — utile pour exclure.

FABER / Patrick

Différencier hanche vs sacro-iliaque

Position en « 4 », descente progressive du genou

Douleur à l’aine = hanche

 

Douleur fessière = SI(sacro-iliaque)

Bon test de screening, interprétation contextuelle.

 

 

 

Fitzgerald (labrum dynamique)

Mise en contrainte du labrum

Mouvement combiné flexion-rotation-abduction = extension-rotation inverse

Douleur ± ressaut

Données de validité limitées.

Fonction abducteurs — Intégrité fessiers moyen/petit

Test

Objectif

Procédure

Résultat positif

Notes

Trendelenburg

Évaluer la stabilité latérale & force abducteurs

Appui unipodal 30 s

Chute du bassin côté non-porteur

Fiable surtout en population symptomatique.

Longueur des fléchisseurs de hanche

Test

Objectif

Procédure

Résultat positif

Points clés

Modified Thomas Test

Différencier raideur ilio-psoas / RF / TFL / sartorius

Un genou maintenu en flexion, observation de la jambe pendante

Incapacité à atteindre l’extension neutre ou compensation

Validité dépend du contrôle pelvien.

Version fémorale

Test

Objectif

Procédure

Résultat positif

Interprétation

Test de Craig

Estimation clinique de l’antéversion

Palpation du grand trochanter + mesure en rotation

>15° = antéversion

 

<8° = rétroversion

Outil de dépistage, pas de mesure précise.

 

 

 

Tendinopathie glutéale

Test

Objectif

Procédure

Résultat positif

Palpation grand trochanter

Mise en évidence d’une douleur locale

Décubitus latéral, pression modérée

Douleur latérale reproduite

FADER (Flex-Add-ER)

Test de provocation tendineuse

Flexion 90°, adduction + rotation externe (± résistance)

Douleur au niveau du moyen fessier / trochanter

Instabilité antérieure de hanche

Test

Objectif

Procédure

Résultat positif

Abduction-Hyperextension-ER

Détection d’instabilité antérieure

Décubitus latéral, abduction + extension + RE + poussée antérieure

Douleur / appréhension

Hyperextension-ER en décubitus

Mise en contrainte antérieure

Membres pendants, extension + REprogressive

Douleur antérieure / appréhension

Test d’instabilité en procubitus

Stress antérieur en rotation externe

Force antérieure sur GT en procubitus

Douleur antérieure

Conclusion : Approche raisonnée de l’évaluation de la hanche

L’évaluation de la hanche repose sur une démarche structurée combinant anamnèse ciblée, observation fonctionnelle, mesure des amplitudes articulaires et sélection pertinente des tests spécifiques. Aucune manœuvre isolée ne permet, à elle seule, d’établir un diagnostic fiable : la valeur clinique provient plutôt de l’interprétation croisée des symptômes, du comportement douloureux, de la biomécanique observée et des résultats de plusieurs tests utilisés en cluster.

Les tests très sensibles comme le FADIR ou le FABER constituent d’excellents outils de dépistage pour suspecter une atteinte intra-articulaire, tandis que d’autres tests telles que le Trendelenburg, le Test de Thomas modifié ou les tests d’instabilité apportent des informations complémentaires sur la fonction musculaire, la raideur tissulaire ou la stabilité articulaire. Leur utilisation doit toujours tenir compte du contexte clinique, du niveau d’irritabilité des tissus, et des facteurs de comorbidité ou de red flags identifiés lors de l’examen subjectif.

Au-delà de l’objectif diagnostique, l’examen doit orienter la prise en charge vers ce qui est le plus pertinent pour le patient : restauration de la mobilité, optimisation du contrôle moteur, renforcement ciblé, réduction de la charge mécanique ou éducation thérapeutique. Une documentation précise des observations, mesures et réponses aux tests permet enfin d’assurer la traçabilité clinique et d’évaluer l’évolution au fil du traitement.

En somme, une évaluation de hanche efficace est globale, fonctionnelle et guidée par le raisonnement clinique, afin de soutenir des décisions thérapeutiques cohérentes et individualisées.

Tout le contenu de cet article est présenté à titre informatif. Il ne remplace en aucun cas l’avis ou la visite d’un professionnel de santé.

Sources

  • Cunningham S.Overview of Hip Assessment Course. Plus, 2025.
  • Domb BG, Brooks AG, Byrd JW. Clinicalexamination of the hip joint in athletes.Journal of Sport Rehabilitation. 2009;18(1):3-23.
  • González-de-la-Flor A. A new clinicalexaminationalgorithm to prescribe conservative treatment in people with hip-related pain.Pain and Therapy. 2024;13(3):457-479.
  • Springer BA, Gill NW, Freedman BA, Ross AE, Javernick MA, Murphy KP. Acetabularlabraltears: diagnostic accuracy of clinicalexamination by a physicaltherapist, orthopaedic surgeon, and orthopaedicresidents.North American Journal of Sports Physical Therapy. 2009;4(1):38-48.
  • Reiman MP, Goode AP, Cook CE, Hølmich P, Thorborg K. Diagnostic accuracy of clinical tests for femoroacetabularimpingement and labraltear: asystematicreviewwithmeta-analysis.British Journal of Sports Medicine. 2015;49(12):811-822.
  • Tijssen M, van Cingel R, Willemsen L, de Visser E. Diagnostics of femoroacetabularimpingement and labralpathology of the hip:accuracy and validity of physical tests.Arthroscopy. 2012;28(6):860-871.
  • Rahman LA, Adie S, Naylor JM, Mittal R, So S, Harris IA. Diagnostic performance of orthopedicphysicalexamination tests of the hip:asystematicreview.BMC MusculoskeletalDisorders. 2013;14:257.
  • Burgess RM, Rushton A, Wright C, Daborn C. The validity and accuracy of clinical diagnostic tests used to detectlabralpathology of the hip:asystematicreview.Manual Therapy. 2011;16(4):318-326.
  • Martin RL, Sekiya JK. Interraterreliability of four clinical tests used to assessindividualswithmusculoskeletal hip pain.Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy. 2008;38(2):71-77.
  • McCarney L, Andrews A, Henry P, Fazalbhoy A, Selva Raj I, Lythgo N, Kendall JC. Determining Trendelenburg test validity and reliabilityusing 3-dimensional motion analysis and muscle dynamometry.Chiropractic & Manual Therapies. 2020;28(1):53.
  • Eimiller K, Stoddard E, Janes B, Smith M, Vincek A. Reliability of goniometric techniques for measuring hip flexorlengthusing the modified Thomas test.International Journal of Sports Physical Therapy. 2024;19(8):997-1006.
  • Clark KA, Nielsen S, Heywood T, Nguyen C, Mitchell UH. Dual-energy X-ray absorptiometrydoes not confirmvalidity of Craig’s test.Journal of ClinicalDensitometry. 2024;27(1):101466.
  • American Academy of Orthopaedic Surgeons.Joint Motion: Methods of Measuring and Recording. Chicago:AAOS; 1965 (updated 2021).
  • Roaas A, Andersson GB. Normal range of motion of the hip, knee and ankle joints in male subjectsaged 30–40 years.Acta OrthopaedicaScandinavica. 1982;53(2):205-210.
  • Soucie JM, Wang C, Forsyth A, Funk S, Denny M, Roach KE, Boone D. Range of motion measurements: reference values and database for comparisonstudies.Haemophilia. 2011;17(3):500-507.
  • Kawamura H, Tasaka S, Ikeda A, Harada T, Higashimoto Y, Fukuda K. Ability to categorize end-feel joint movementaccording to years of clinicalexperience: an experimentwith an end-feel simulator.Journal of Physical Therapy Science. 2020;32(4):297-302.
  • Kouyoumdjian P. How the hip–spinerelationship influences total hip arthroplasty.Orthopaedics & Traumatology: Surgery & Research. 2024;110(1):103773.
  • Rivera RJ, Karasavvidis T, Pagan C, Haffner R, Ast MP, Vigdorchik JM, Debbi EM. Functionalassessment in patients undergoing total hip arthroplasty: asystematicreview.The Bone & Joint Journal. 2024;106(8):764-774.