Introduction
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Le saut vertical est un mouvement fondamental dans de nombreuses disciplines sportives comme le basketball, le volleyball, le football ou encore lâathlĂ©tisme. Il est souvent utilisĂ© comme indicateur de puissance musculaire des membres infĂ©rieurs et est frĂ©quemment analysĂ© en biomĂ©canique et en rééducation. En kinĂ©sithĂ©rapie et en sciences du sport, lâĂ©tude du saut vertical permet dâĂ©valuer la performance des athlĂštes, dâidentifier les asymĂ©tries musculaires et biomĂ©caniques ou encore de dĂ©tecter les dĂ©ficits fonctionnels post-blessure, notamment aprĂšs une reconstruction du ligament croisĂ© antĂ©rieur (LCA).
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Lâanalyse du saut vertical sâeffectue Ă lâaide de diverses mesures, telles que la hauteur du saut, la force appliquĂ©e au sol, la vitesse de dĂ©collage et la puissance dĂ©veloppĂ©e. Ces paramĂštres sont essentiels pour comprendre lâefficacitĂ© du mouvement et optimiser lâentraĂźnement des sportifs. De plus, la fiabilitĂ© des tests de saut, notamment le saut avec contre-mouvement (CMJ en anglais pour countermovement jump), est un sujet dâintĂ©rĂȘt majeur pour les chercheurs et les cliniciens du sport.
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Dans ce nouvel article, nous aborderons dans un premier temps les diffĂ©rentes Ă©tapes du saut vertical, en mettant en lumiĂšre les contributions spĂ©cifiques de la hanche, du genou et de la cheville. Enfin, nous examinerons lâimportance du saut vertical dans la prĂ©vention des blessures et lâidentification des dĂ©ficits fonctionnels les plus pertinents, afin de mettre en lumiĂšre des facteurs de risques de blessures ou des indicateurs de la performance sportive.
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Quel outil pour analyser un saut vertical ?
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Un saut vertical peut ĂȘtre analysĂ© avec diffĂ©rents outils et technologies permettant dâĂ©valuer la performance athlĂ©tique et le profil biomĂ©canique du sujet. Parmi les mĂ©thodes les plus courantes, on retrouve les plateformes de force, les capteurs inertiels, les systĂšmes de capture de mouvement et les applications mobiles. Il est important de prĂ©ciser que plusieurs types de sauts sont reportĂ©s dans la littĂ©rature Ă 2 et Ă 1 jambe tel que le drop jump (DJ), le single (SLL) ou le double leg landing (DLL), le countermovement jump (CMJ) ou encore la batterie de « hop » test notamment retrouvĂ© comme indicateurs pour le retour au sport aprĂšs une chirurgie du ligament croisĂ© antĂ©rieur.
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Les plateformes de force sont considĂ©rĂ©es comme la rĂ©fĂ©rence en laboratoire. Elles mesurent les forces exercĂ©es sur le sol et permettent de calculer des paramĂštres comme la hauteur du saut, la puissance dĂ©veloppĂ©e et la vitesse dâextension. Ces indicateurs sont souvent analysĂ©s pour le retour au sport ou en performance sportive. On peut les retrouver en cabinet et le plus souvent dans les clubs de sport de haut niveau
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Les capteurs inertiels, comme les accéléromÚtres et gyroscopes intégrés aux ceintures ou chaussures connectées, offrent une alternative portable et pratique. Ils enregistrent les accélérations et rotations pour estimer la hauteur du saut et le temps de vol. Ils permettent également de vérifier la bonne exécution du mouvement.
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Les systÚmes de capture de mouvement, utilisant des caméras haute vitesse et des marqueurs réfléchissants, permettent une analyse cinématique détaillée en mesurant précisément les angles articulaires et les trajectoires du centre de masse. Ces systÚmes sont réservés le plus souvent aux laboratoires car la plupart du temps long à mettre en place et à analyser en plus de leur prix souvent élevé.
Enfin, certaines applications mobiles comme « MyJump » exploitent la vidéo au ralenti pour estimer la hauteur du saut en analysant le temps de suspension. Elles peuvent également estimer les valeurs de puissance et de force. Elles restent des alternatives peu onéreuses et ont été validées comme fiable.
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Le choix de lâoutil dĂ©pend le plus souvent du niveau de prĂ©cision recherchĂ© et du contexte dâutilisation.
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Les étapes du saut vertical
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Le saut vertical peut ĂȘtre divisĂ© en plusieurs phases distinctes, chacune impliquant des contributions spĂ©cifiques des articulations de la hanche, du genou et de la cheville.

Analyse des courbes de force, vitesse (« velocity ») et de puissance (« power »), dâun saut vertical en contre-mouvement (CrĂ©dits image : Souza et al, 2020)
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Dans les prochaines sections, nous allons vous dĂ©tailler les diffĂ©rentes Ă©tapes, en prenant comme exemple le plus connu, lâanalyse du saut en contre-mouvement :
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1 - Phase dâinitiation et dâarmement (Ătape B)
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La phase dâinitiation correspond au moment oĂč lâathlĂšte se prĂ©pare Ă sauter. Elle implique une flexion des hanches, des genoux et des chevilles pour gĂ©nĂ©rer un potentiel Ă©lastique et maximiser la force propulsive. Lâextension des bras peut Ă©galement ĂȘtre utilisĂ©e pour augmenter lâinertie du saut. Dans le test de saut en contre-mouvement, il est indiquĂ© de garder les mains sur les hanches pour garder une reproductibilitĂ© dans le test, cependant, un saut vertical dans les conditions sportives peut effectivement ĂȘtre assistĂ© par les mains, en gardant les mĂȘmes composantes que lors du test de saut.
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Les Ă©tudes montrent que lâactivation musculaire, en fin de phase dâarmement, est essentielle pour prĂ©parer une poussĂ©e efficace. Vous le retrouvez sur le schĂ©ma (en introduction de cette section), avec une lĂ©gĂšre augmentation de la courbe de la force.
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2 - Phase de contre-mouvement (Ătape C)
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Cette phase correspond Ă la descente du centre de gravitĂ© avant lâimpulsion. Elle permet dâaccumuler de lâĂ©nergie Ă©lastique dans les muscles et les tendons, favorisant une contraction musculaire plus explosive lors de la propulsion. La force et la puissance maximale atteinte pendant cette phase est un bon indicateur de la performance du saut. Elle est caractĂ©risĂ©e par une courbe ascendante sur le graphique, correspondant Ă cette « énergie Ă©lastique », avec une composante excentrique trĂšs importante.
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3 - Phase de propulsion (Ătape D)
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Lors de cette phase, lâathlĂšte applique une force maximale contre le sol pour se propulser vers le haut. Les contributions relatives des articulations sont spĂ©cifiques au type de saut rĂ©alisĂ©. En effet, Kotsifaki et ses collaborateurs en 2021 nous indiquent que lors dâun saut vertical, la hanche, le genou et la cheville contribuent presque Ă©quitablement Ă la production de force, avec environ 31 % pour la hanche, 34 % pour le genou et 35 % pour la cheville. En revanche, lors dâun saut horizontal, les auteurs nous informent que la hanche et la cheville jouent un rĂŽle plus important que le genou (voir lâimage ci-aprĂšs).
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Lâimplication des articulations de la hanche, du genou et de la cheville dans la phase de propulsion pour un saut horizontal et vertical (CrĂ©dits image : Kotsifaki et al, 2020)Â
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4 - Phase de vol (Ătape E)
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Une fois en lâair, le corps ne peut plus produire dâaccĂ©lĂ©ration active. La hauteur du saut dĂ©pend de la vitesse initiale de dĂ©collage et de la force appliquĂ©e au sol. Lâalignement du corps et la position des bras influencent Ă©galement la stabilitĂ© du saut. Une composante importante Ă analyser lors de cette Ă©tape peut ĂȘtre la hauteur de saut et le temps de vol.
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5 - Phase dâatterrissage
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Lâatterrissage est une phase critique du saut, car elle implique une dissipation rapide de lâĂ©nergie cinĂ©tique. Une absorption efficace des forces dâimpact est essentielle pour prĂ©venir les blessures. Kotsifaki et ses collaborateurs, dans leur mĂȘme Ă©tude, montrent quâil existe une rĂ©partition assez identique pour un saut vertical comparativement Ă la phase de propulsion (câest-Ă -dire une identique Ă©quilibrĂ©e entre les 3 articulations du membre infĂ©rieur).
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Cependant, lorsque lâon parle de saut horizontal, on constate que le genou est la principale articulation responsable de lâabsorption des forces dâatterrissage (65 %), suivi par la hanche (24 %) et la cheville (11 %). On en dĂ©duit donc lâintĂ©rĂȘt des « hop » tests dans les critĂšres de reprise aprĂšs une chirurgie du ligament croisĂ© antĂ©rieur. En effet, on comprend lâimplication trĂšs importante du genou Ă lâatterrissage et lâanalyse des rĂ©ceptions en « stiff landing » (arrĂȘt « dur » avec peu dâabsorption du genou) ou en « soft landing » (absorption complĂšte du genou Ă lâatterrissage).
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Toutefois, ces tests sont Ă©normĂ©ment remis en question sur leur critĂšre principal dâanalyse de longueur de saut afin de dĂ©terminer la « performance » intrinsĂšque du genou opĂ©rĂ© en comparaison au cĂŽtĂ© sain. Effectivement, le genou au final nâest pas le facteur principal de la propulsion du saut et, de ce fait nâest que peu responsable de la longueur du saut mesurĂ©. Par contre, et comme expliquĂ© juste au-dessus, lâanalyse de lâatterrissage au sens biomĂ©canique, afin de vĂ©rifier un bon contrĂŽle moteur, reste une dĂ©marche de rĂ©flexion Ă intĂ©grer en plus que de la longueur de saut.
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Un atterrissage asymétrique ou mal contrÎlé peut augmenter le risque de blessures ou de récidive, notamment pour une rééducation du LCA, mais nous y reviendrons dans la section suivante.
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Lâimplication des articulations de la hanche, du genou et de la cheville dans la phase de propulsion pour un saut horizontal et vertical (CrĂ©dits image : Kotsifaki et al, 2020)
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Prévention des blessures et identification des déficits
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LâĂ©valuation du saut vertical est un outil prĂ©cieux pour identifier les dĂ©ficits fonctionnels et prĂ©venir les blessures, et notamment celles du membre infĂ©rieur. Plusieurs facteurs doivent ĂȘtre pris en compte dans la prĂ©vention des blessures et lâamĂ©lioration de la performance.
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Détection des asymétries
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Les asymĂ©tries musculaires et les diffĂ©rences de force entre les deux membres infĂ©rieurs sont des indicateurs de risque de blessure. AprĂšs une reconstruction du LCA par exemple, les patients prĂ©sentent souvent une diminution de la force et de la puissance sur le membre opĂ©rĂ©. Lâanalyse du saut vertical permet de quantifier ces dĂ©ficits et dâadapter la rééducation en consĂ©quence.
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La rĂ©flexion la plus pertinente pour combler un dĂ©ficit de force est de mettre en place des planifications adaptĂ©es Ă chaque individu. Il peut sâagir de combler des asymĂ©tries de force entre les 2 membres infĂ©rieurs par un renforcement musculaire analytique ou alors un dĂ©ficit global de force ou de puissance par rapports aux donnĂ©es prĂ©-blessure avec des exercices polyarticulaires comme le squat, les fentes ou du soulevĂ© de terre.
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Importance de lâentraĂźnement pliomĂ©trique
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LâentraĂźnement pliomĂ©trique, qui implique des exercices de sauts rĂ©pĂ©tĂ©s, est un moyen efficace dâamĂ©liorer la puissance musculaire et la capacitĂ© dâabsorption des forces dâimpact. Il est souvent intĂ©grĂ© dans les protocoles de prĂ©vention des blessures pour renforcer les membres infĂ©rieurs et optimiser la mĂ©canique du saut.
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LâentraĂźnement pliomĂ©trique possĂšde lui-mĂȘme sa propre progression car il existe diffĂ©rent niveau de pliomĂ©trie avec la pliomĂ©trie basse et la pliomĂ©trie haute, avec des spĂ©cificitĂ©s propres Ă chacune dâentre elles.
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Optimisation du contrĂŽle neuromusculaire
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Une mauvaise coordination neuromusculaire pendant lâatterrissage peut entraĂźner une instabilitĂ© articulaire et augmenter le risque de blessure.
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Comme nous lâavons vu dans la section prĂ©cĂ©dente, la rĂ©partition des contraintes sur un saut est importante Ă analyser car des rĂ©partitions trop dĂ©sĂ©quilibrĂ©es peuvent ĂȘtre un indicateur important dâun manque de contrĂŽle moteur. Des exercices de renforcement et de stabilisation ciblĂ©s peuvent amĂ©liorer le contrĂŽle moteur et rĂ©duire la charge excessive sur les articulations. Du travail de focus externe ou de feed-back visuels sont des interventions de choix pour amĂ©liorer ces lacunes de contrĂŽle moteur.
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Influence des facteurs biomécaniques et environnementaux
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Le type de surface, le port de chaussures adaptĂ©es et la fatigue musculaire sont autant de paramĂštres qui influencent la biomĂ©canique du saut et peuvent modifier le risque de blessure. Adapter lâenvironnement dâentraĂźnement permet de rĂ©duire les contraintes excessives sur les articulations.
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Vigilance cependant à analyser les sauts dans des conditions se rapprochant de la pratique réelle sur des surfaces stables.
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Conclusion
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Le saut vertical est un indicateur clĂ© de la performance des membres infĂ©rieurs et un outil essentiel en kinĂ©sithĂ©rapie et en sciences du sport. Lâanalyse dĂ©taillĂ©e des diffĂ©rentes phases du saut permet dâoptimiser lâentraĂźnement des athlĂštes et dâidentifier les dĂ©ficits fonctionnels aprĂšs une blessure. En intĂ©grant des stratĂ©gies de prĂ©vention et une Ă©valuation prĂ©cise des paramĂštres biomĂ©caniques, il est possible de rĂ©duire le risque de blessure et dâamĂ©liorer la rĂ©cupĂ©ration post-opĂ©ratoire, notamment aprĂšs une reconstruction du LCA.
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Tout le contenu de cet article est prĂ©sentĂ© Ă titre informatif, il ne remplace en aucun cas lâavis ou la visite dâun professionnel de santĂ©
Sources
Fu, H., Li, Z., Zhou, X., Wang, J., Chen, Z., Sun, G., Sun, J., Zeng, H., Wan, L., Hu, Y., Wang, F., & Zheng, J. (2023). The profiles of single leg countermovement jump kinetics and sprinting in female soccer athletes. Heliyon, 9(8), e19159 â Article sous License Creative Commons CC-BY-ND 4.0
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Kotsifaki, A., Korakakis, V., Graham-Smith, P., Sideris, V., & Whiteley, R. (2021). Vertical and Horizontal Hop Performance : Contributions of the Hip, Knee, and Ankle. Sports Health A Multidisciplinary Approach, 13(2), 128â135
Labban, W., Manaseer, T., Golberg, E., Sommerfeldt, M., Nathanail, S., Dennett, L., Westover, L., & Beaupre, L. (2024). Jumping into recovery : A systematic review and metaâanalysis of discriminatory and responsive force plate parameters in individuals following anterior cruciate ligament reconstruction during countermovement and drop jumps. Journal Of Experimental Orthopaedics, 11(2)â Article sous License Creative Commons BY 4.0
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Souza, A. A., Bottaro, M., Rocha, V. A., Lage, V., Tufano, J. J., & Vieira, A. (2020). Reliability and Test-Retest Agreement of Mechanical Variables Obtained During Countermovement Jump. International Journal Of Exercise Science, 13(4). https://doi.org/10.70252/xqxf8049