Nom(s) alternatif(s)
- Cervical Distraction Test
- Test de traction cervicale
- Test de décompression cervicale
Objectifs du test
- Mettre en évidence une radiculopathie cervicale
- Évaluer l’effet d’une décompression des foramens intervertébraux sur les symptômes
- Différencier une douleur d’origine radiculaire d’une douleur purement mécanique ou musculaire
Réalisation du test
Position du patient : décubitus dorsal
Le thérapeute se tient à la tête du patient et :
- place une main sous l’occiput et l’autre sous le menton (ou le front mais il faut faire attention aux glissements peau contre peau),
- amène la tête en légère flexion cervicale en la décollant du plan de la table,
- applique ensuite une traction axiale douce et progressive dans l’axe de la colonne cervicale.
La traction est maintenue quelques secondes tout en observant la réponse symptomatique du patient.
Variante :
- le test peut également être réalisé en position assise, selon la tolérance du patient.
Interprétation du test
Test positif si :
- la traction entraîne une diminution ou disparition de la douleur habituelle du patient,
- notamment des douleurs irradiantes dans le membre supérieur.
Interprétation clinique :
- soulagement des symptômes → en faveur d’une compression radiculaire cervicale (hernie discale, arthrose uncovertebrale, sténose foraminale),
- absence de modification → oriente vers une origine non compressive (musculaire, articulaire, myofasciale).
Valeur diagnostique
Données issues de la littérature :
Wainner et al.
- Sensibilité : 44 %
- Spécificité : 90 %
- RV+ : 4,4
- RV− : 0,62
Commentaires cliniques
- Le test présente une bonne spécificité : un soulagement net des symptômes est fortement évocateur d’une atteinte radiculaire.
- Sa sensibilité modérée ne permet pas d’exclure une radiculopathie en cas de test négatif.
- Il est classiquement intégré dans un cluster diagnostique avec :
- le test de Spurling,
- les tests neurodynamiques du membre supérieur,
- l’examen moteur, sensitif et réflexe.
Précautions
- Appliquer une traction progressive et non brutale
- Arrêter immédiatement en cas d’aggravation des symptômes
- À éviter en cas de suspicion d’instabilité cervicale ou de pathologie vasculaire
- Toujours interpréter dans le cadre d’un examen clinique global
Références
- Malanga, G. A., Landes, P., & Nadler, S. F. (2003). Provocation tests in the cervical spine examination: Historical basis and scientific analyses. Pain Physician, 6(2), 199–205.
- Hoppenfeld, S., Hutton, R., & Thomas, H. (1976). Physical examination of the spine and extremities (pp. 126–127). Prentice Hall.