Nom(s) alternatif(s)
- AnteriorDrawer Test (ankle)
- Test du tiroir antérieur de la cheville
- Test de translation antérieure du talus
Objectifs du test
Mettre en évidence une atteinte du ligament talo-fibulaire antérieur (LTFA), correspondant au faisceau antérieur du ligament collatéral latéral de la cheville, dans le cadre d’une suspicion d’entorse latérale de cheville.
Réalisation du test
Le patient est en décubitus dorsal.
Le thérapeute stabilise d’une main la pince tibio-fibulaire.
De l’autre main, il saisit le calcanéum, puis effectue une traction antérieure de l’arrière-pied par rapport au tibia.
La translation antérieure du talus est comparée au côté controlatéral sain.
Variante :
Le patient est en décubitus dorsal, genou fléchi.
Le thérapeute place la cheville à 20° de flexion plantaire en fixant le médio-pied sd’une main. Il applique ensuite une pression sur la face antérieure du tibia, créant une translation postérieure du segment jambier par rapport au pied.
Cette version mobilise donc le segment proximal par rapport au segment distal.
Interprétation du test
Le test est considéré comme positif en faveur d’une entorse ou d’une laxité du LTFA si :
- latranslation antérieure du talus est supérieure à celle du côté sain (environ > 1 cm),
- et/ou le thérapeute perçoit un arrêt mou en fin de course, alors que l’arrêt est normalement ferme en cas d’intégrité ligamentaire.
La reproduction de la douleur habituelle du patient renforce également la suspicion de lésion ligamentaire.
Valeur diagnostique
Selon Raatikainen et al., la sensibilité est de 67 % et la spécificité de 82 %, avec un rapport de vraisemblance positif de 3,72 et un rapport de vraisemblance négatif de 0,4.
Selon Funder et al., le test présente une sensibilité de 12 % et une spécificité de 94 %, avec un rapport de vraisemblance positif de 2 et un rapport de vraisemblance négatif de 0,94.
Globalement, ces résultats montrent que le tiroir antérieur de cheville présente une sensibilité variable et une spécificité plutôt élevée.
Il est donc plus utile pour confirmer une atteinte du LTFA lorsqu’il est positif que pour l’exclure lorsqu’il est négatif.
Il doit être interprété dans un faisceau d’arguments cliniques, en association avec l’anamnèse, la palpation du LTFA, les tests de varus (talar tilt), et, si nécessaire, l’imagerie.