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Test de Kleiger

// TESTS CLINIQUES

Une lésion du ligament collatéral médial (LCM) de la cheville

Mise en ligne le 05 May 2026
Mise Ă  jour le 05 May 2026
Cheville
Nathan

Nathan

Nom(s) alternatif(s)

  • Test de provocation en rotation latérale
  • External Rotation Stress Test
  • Test de rotation externe de cheville

Objectifs du test

Mettre en évidence :

  • une lésion du ligament collatéral médial (LCM) de la cheville,
  • une atteinte de la syndesmose tibio-fibulaire distale (ligament tibio-fibulaire antérieur et postérieur, membrane interosseuse),
    dans le cadre d’une suspicion d’entorse médiale ou d’entorse haute de cheville.

Réalisation du test

Le patient est assis au bord de la table d’examen, sans que les pieds touchent le sol.

Le thérapeute maintient d’une main le tibia en rotation neutre, sans comprimer la pince tibio-fibulaire.
De l’autre main, il saisit l’avant-pied, puis applique un mouvement de rotation externe (ou abduction) de la cheville par rapport au tibia.

Variantes :

  • Même principe mais le thérapeute ajoute une flexion dorsale + une rotation externe. 

Interprétation du test

Le test est considéré comme en faveur d’une lésion du ligament collatéral médial (LCM) si :

  • le patient décrit une douleur localisée en regard du LCM,
  • et/ou le thérapeute met en évidence une laxité comparativement au côté sain.

Le test est considéré comme en faveur d’une lésion de la syndesmose tibio-fibulaire si :

  • le patient décrit une douleur en regard de l’articulation tibio-fibulaire distale ou de la membrane interosseuse.

Valeur diagnostique

Le Kleiger’s test est utilisé pour explorer une atteinte de la syndesmose tibio-fibulaire, mais sa valeur diagnostique isolée est limitée. Il présente une fiabilité inter-examinateur correcte (κ ≈ 0,75), mais une sensibilité globalement faible dans sa forme classique (≈ 25 %) avec une spécificité modérée à élevée (≈ 63–85 %). Certaines variantes, notamment en dorsiflexion, améliorent la sensibilité (jusqu’à ≈ 71–75 %), mais les rapports de vraisemblance restent modestes (LR+ ≈ 1,93), limitant sa capacité à confirmer le diagnostic. Globalement, la littérature montre que ce test seul est peu performant pour diagnostiquer une atteinte de la syndesmose, et doit être utilisé en combinaison avec d’autres tests cliniques et l’imagerie (IRM), qui reste la référence diagnostique.

Références

Sman, A. D., Hiller, C. E., Rae, K., Linklater, J., Black, D. A., Nicholson, L. L., Burns, J., & Refshauge, K. M. (2015). Diagnostic accuracy of clinical tests for anklesyndesmosisinjury. British Journal of Sports Medicine, 49(5), 323–329. https://doi.org/10.1136/bjsports-2013-092962

Beumer, A., Swierstra, B. A., & Mulder, P. G. (2002). Clinicaldiagnosis of syndesmoticankleinstability: Evaluation of stress tests behind the curtains. Acta OrthopaedicaScandinavica, 73(6), 667–669. https://doi.org/10.1080/000164702321039558

Sman, A. D., Hiller, C. E., & Refshauge, K. M. (2013). Diagnostic accuracy of clinical tests for diagnosis of anklesyndesmosisinjury: A systematicreview. British Journal of Sports Medicine, 47(10), 620–628. https://doi.org/10.1136/bjsports-2012-091175