Nom(s) alternatif(s)
- Test de Simmonds
- Calf-Squeeze Test
- Thompson–Simmonds Test
Objectifs du test
- Dépister une rupture du tendon d’Achille
- Comparer la réponse motrice entre le côté atteint et le côté sain
- Confirmer cliniquement une suspicion de rupture achilléenne
Réalisation du test
Le patient est allongé en décubitus ventral (sur le ventre), les pieds dépassant du bord de la table afin de pouvoir observer librement leur position.
Le thérapeute :
- agrippe le corps musculaire du triceps sural (gastrocnémiens + soléaire) avec une ou deux mains en fonction de la taille du mollet du patient
- exerce une compression franche du mollet
- observe la réponse en flexion plantaire du pied
Le test est réalisé de manière comparative avec le côté controlatéral.
Interprétation du test
Le test est considéré comme positif en faveur d’une rupture du tendon d’Achille si :
- il n’y a pas de flexion plantaire
- ou une flexion plantaire nettement diminuée
comparativement au côté sain lors de la compression du mollet.
Valeur diagnostique
Maffuliet al., retrouve :
- une sensibilité d’environ 96 %
- une spécificité d’environ 93 %
Ces valeurs élevées en font un test de référence pour le diagnostic clinique des ruptures du tendon d’Achille.
Les rapports de vraisemblance indiquent une excellente capacité du test à confirmer ou exclure la pathologie lorsqu’il est positif ou négatif.
Il convient toutefois de rester vigilant, car une flexion plantaire résiduelle peut parfois être observée malgré une rupture du tendon d’Achille, en raison de la contraction du muscle plantaire ou des fléchisseurs profonds des orteils.
Le test doit donc être interprété dans le cadre d’un examen clinique global.
Référence :
Molloy S, Solan MC, Bendall SP. Synovial impingement in the ankle. J Bone Joint Surg Am. 2003;85(3):330–333
