Nom(s) alternatif(s)
- Royal London Hospital Test for Achilles
- Test du Royal London Hospital
- Test de mise en tension du tendon d’Achille
Objectifs du test
- Mettre en évidence une tendinopathie du tendon d’Achille
- Différencier une douleur d’origine tendineuse d’autres causes de douleur postérieure de cheville
- Orienter le diagnostic vers une atteinte du corps du tendon ou de son insertion
Réalisation du test
Le patient est en décubitus ventral.
La cheville est placée en position neutre.
Le thérapeute palpe le tendon d’Achille afin de repérer une zone douloureuse, le plus souvent :
- entre2 et 5 cm au-dessus de l’insertion calcanéenne (tendinopathie du corps du tendon),
- ou directement au niveau de l’insertion sur le calcanéus (tendinopathie d’insertion).
Le patient est ensuite invité à placer la cheville en flexion dorsale maximale.
Le thérapeute palpe de nouveau la zone douloureuse initialement repérée.
Puis le patient place la cheville en flexion plantaire maximale, et la zone est de nouveau palpée.
Interprétation du test
Le test est considéré comme positif en faveur d’une tendinopathie d’Achille si :
- la douleur présente lors de la palpation initiale
- disparaît ou diminue nettement lorsque la cheville est placée en flexion dorsale maximale.
L’absence de modification de la douleur lors des changements de position rend le test négatif.
Les auteurs ne proposent pas d’explication physiopathologique claire au phénomène de diminution de la douleur lors de la mise en tension maximale du tendon.
Valeur diagnostique
Hutchison et al :
- une sensibilité d’environ 51 %,
- une spécificité d’environ 93 %.
Ces résultats indiquent :
- une capacité modérée à détecter une tendinopathie lorsqu’elle est présente,
- une bonne capacité à confirmer le diagnostic lorsqu’il est positif.
Référence :
Hutchison, Anne-Marie, et al. "What is the best clinical test for Achilles tendinopathy?." Foot and ankle surgery 19.2 (2013): 112-117.