Nom(s) alternatif(s)
- Femoral fulcrum test
- Test du point d’appui fémoral
- Test du bras de levier fémoral
Objectifs du test
- Dépister une fracture de fatigue du fémur (diaphysaire ou col fémoral selon la localisation)
- Provoquer une douleur osseuse localisée sous contrainte mécanique
- Orienter vers une suspicion de pathologie osseuse de contrainte
Réalisation du test
Position du patient : assis, jambes pendantes
Position du thérapeute : face au patient
Geste : placer l’avant-bras du thérapeute sous la cuisse du côté testé, créant un point d’appui (fulcrum).
Avec l’autre main, appliquer une pression progressive vers le bas sur le genou ou la cuisse, induisant un moment de flexion du fémur autour du point d’appui.
La localisation du point d’appui peut être ajustée le long de la cuisse pour cibler différentes zones du fémur.
Le test doit être réalisé avec prudence, en augmentant progressivement la contrainte.
Interprétation du test
Test positif :
- reproduction d’une douleur vive, localisée et profonde au niveau de la cuisse ou de l’aine
- douleur concordante avec la zone douloureuse rapportée par le patient
Test négatif :
- absence de douleur osseuse significative
- simple inconfort musculaire non localisé
La douleur osseuse focalisée est l’élément clé, plus que l’intensité de la pression appliquée.
Valeur diagnostique
Test clinique de dépistage des fractures de fatigue du fémur
Données de sensibilité et de spécificité variables selon les études et la localisation de la fracture
Intérêt clinique :
- utile chez les sportifs ou patients avec augmentation récente de charge
- un test positif impose une suspicion forte de fracture de fatigue
- nécessite une mise au repos immédiate et une orientation vers l’imagerie (IRM en première intention)
Un test négatif n’exclut pas une fracture de fatigue débutante ; le contexte clinique reste déterminant.
Référence
Reiman, M. P., Mather, R. C., Hash, T. W., & Cook, C. E. (2015). Examination of femoral stress fractures: A systematic review of physical examination tests. British Journal of Sports Medicine, 49(6), 357–363.
